En effet, voilà désormais quatre longues années que je supporte tes plaisanteries douteuses (colon nostalgique ?) qui auront eu raison de moi puisqu'aujourd'hui je deviens moi-même une fervente admiratrice de ce genre de boutades...
Je supporte également cette lenteur, cette lenteur... Ne serais-tu pas 1/32e corse ? J'en ai peur...
Tu m'auras également appris ce qu'est le tuning : moi qui croyais que tu en faisais tous les jours dans ta voiture...
Tant de choses encore... Me voilà incollable sur l'équipe bordelaise ! On le sait que Ducasse est bon, allez Ducasse !! Fais-nous vibrer !!! Si je n'étais pas parisienne, sans doute m'aurais-tu déjà « bordeaulisée » (mais tu le sais bien, la province m'effraie, moi jeune bourgeoise du 16e arrondissement de Paris, ils ne sont pas comme nous tous ces gens...)
Tu m'auras également présentée cette belle fac qui est la tienne, et où on ne travaille que le matin... ( ?????!!!!!)
En outre, j'aurais rencontré quelques uns de tes amis, et quelques personnes de ta famille : me voilà rassurée, cette folie n'appartient qu'à toi, ce n'est donc pas une famille de Loïc(s) mais d'Agostini, que je salue si je suis lue...
Mais moi, ne t'aurais-je donc rien apporté ? Les mauvaises langues diront la honte (ma taille te rabaisserait-elle ?), mais ces tartuffes n'auront pas raison de mes apports !!
Je t'aurai appris la souffrance, le harcèlement (certaines questions se posant 8 fois par jour les dernières semaines), les vagues hormonales, les histoires de famille, les délires psychologiques et philosophiques, la tolérance (si tu pouvais au moins me le faire croire...). Oui, j'aime les vaches et les grenouilles, je me nourris exclusivement de Milka, je me foule la cheville en enfilant mes pantalons, je me dispute avec les belliqueux du métro... Nonobstant tout ceci, les quizz Facebook révèlent que je suis aussi gentille que Dieu (ni plus ni moins !!)
Cependant, je ne suis pas encore au point sur Cavenaghi (oui je sais c'est bien écrit, j'ai vérifié), j'ai un trou sur la vie de Napoléon III entre 1854 et 1857, je ne connais pas le parcours professionnel exact de Mizan Zainal Abidin (tout le monde sait bien sur de qui il s'agit), et ton arbre généalogique, je n'y comprends rien.
Alors, je te demanderais, si tu l'acceptes, de me laisser encore un sursis, afin que je comble mes lacunes, et que je puisse t'aimer encore un peu, car oui, encore (et surtout) au bout de quatre ans, je t'aime !
Anaïs.


